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Déchets

A chaque déchet des solutions

 
Données générales chiffres clésCadre réglementaireQuelles solutions pour vos déchetsLes actions de l'ADEME
Des exemples à suivreQuestions réponsesBibliographie liens contacts 
  • Réduire votre production de déchets d'emballage à la source, est-ce possible ?

La réduction des déchets à la source peut passer par les actions suivantes :

  • Opter pour une livraison en vrac dès que cela est possible
  • Optimiser avec vos fournisseurs les conditionnements utilisés
  • Privilégier l'utilisation des emballages réutilisables par exemple des palettes Europe réutilisables plutôt que des palettes non réutilisables
  • Négocier avec les fournisseurs la reprise de l'emballage en cas de livraison de matériel (système de consigne).
  • Comment stocker les déchets d'emballage ?

Le stockage est fonction de la filière de valorisation. Par exemple, certains emballages consignés doivent être isolés des autres déchets et clairement identifiés.

Le stockage doit être choisi en fonction des déchets (taille, état physique, conditions d'hygiène et de sécurité?), des conditions de remplissage et d'enlèvement (signalétique, accès, vidage ou permutation du contenant à déchet?), de transport (conditionnement?) et d'élimination (admission dans l'installation d'élimination?).

Les bennes contenant les déchets doivent être protégées contre les dépôts volontaires ou involontaires de déchets indésirables. Le mélange de déchets dangereux (peintures, vernis, pots de colle) et de déchets banals nuit fortement à la valorisation des déchets.

Pour éviter les risques de propagation en cas d'incendie, le stockage doit être propre et bien rangé. Prévoir des extincteurs à proximité.

La mise en benne avant l'évacuation, principalement d'emballages en cartons ou en bois (palettes, caisses) doit faire l'objet d'une attention particulière afin de réduire le volume inutilisé (vide). Le producteur peut en effet par rangement manuel ou par écrasement, doubler la densité de la benne à l'enlèvement. Sur une même période, les coûts de transport, liés entre autres au nombre de voyages, peuvent être ainsi divisés par deux.

Il est nécessaire d'étiqueter correctement la benne à déchet en précisant le nom du producteur du déchet et le code nomenclature.

Lors de l'enlèvement, il est conseillé de conserver le bordereau d'enlèvement et éventuellement d'émettre un bordereau de suivi.

  • Pourquoi et comment trier les emballages non souillés ?

Réglementation :

  • Tous détenteur des déchets d'emballages non souillés est soumis au décret du 13 juillet 1994, et doit éviter tout mélange de déchets qui pourrait empêcher la valorisation des déchets d'emballages
  • Les emballages souillés dangereux doivent être séparés des emballages souillés non dangereux.

Economique : les sociétés proposant la reprise des produits fournis exigent dans la majorité des cas que l'emballage soit vide et clos et qu'il comporte les étiquettes d'origine. Pour qu'un emballage soit repris, il est donc nécessaire de trier les différents emballages par catégorie en fonction du produit qu'ils ont contenu, de les vider, de les égoutter et de les rincer au maximum, et surtout de conserver leur fiche de sécurité.

Environnemental : trier les emballages non souillés par type de matière permet de réduire les impacts environnementaux en favorisant leur valorisation.

  • A qui les confier ?

Selon le type de déchets, il existe différentes filières d'élimination. Les principaux acteurs de ces filières sont les suivants :

  • Le fournisseur du produit : c'est l'interlocuteur à solliciter en priorité car l'utilisation d'emballages navette ou consignés permet d'éviter la production de déchets. Lorsque la solution d'emballages navette n'est pas envisageable, les fournisseurs sont les plus aptes à contribuer à la mise en place de filières d'élimination pérennes et moins coûteuses.
  • Une société prestataire pour le prétraitement, la rénovation, la valorisation des emballages non souillés
  • Un centre d'incinération pour réaliser une valorisation énergétique
  • Une entreprises spécialisée dans la collecte et le tri des déchets d'emballages

Pour trouver des professionnels locaux qualifiés vous pouvez : 

  • Quelles sont les filières d'élimination ?

Généralités sur les emballages vides

Les emballages non souillés, s'ils ne bénéficient pas d'un régime particulier de reprise, suivent les filières de traitement relatives aux matériaux qui les constituent.


Pour les emballages ayant contenu des produits toxiques ou dangereux, se reporter à la fiche " emballages souillés ".


Les professionnels de l'emballage ont créé, sur une base volontaire, des structures spécifiques d'accompagnement des entreprises et d'organisation des filières :

  • pour les plastiques : Ecofut, Recyfilm, EcoPSE,
  • pour le papier carton : Revipac,
  • pour les métaux : Recyclacier,
  • pour le bois : Grow et Ecobois,
  • Pour le verre : CSVMF.

Pour plus d'informations, voir la rubrique Contacts utiles dans l'onglet Bibliographie.

La valorisation

Certains types d'emballages font l'objet d'une réutilisation importante. Les principaux emballages réutilisables sont :

  • Les palettes bois, avec un parc estimé de 250 à 300 millions d'unités. Dans le cas des gestionnaires de parc, la durée de vie est estimée à 8 - 10 ans avec 3 à 4 rotations par an.
  • Les fûts métalliques de 200 l avec un parc de l'ordre de 5 millions d'unités, auquel se rajoute un circuit très spécifique de fûts de bière (50 à 20 litres), destiné au circuit des cafés, hôtels et restaurants (CHR), représentant un parc de 3 millions d'unités intégralement réutilisés.
  • Les caisses, caisses-palette et palettes en plastique, qui représentent globalement un parc de plus de 60 millions d'unités et qui font l'objet de nombreux circuits de réutilisation, en particulier dans les domaines des fruits et légumes, des casiers pour bouteilles, plus généralement du monde agricole et agroalimentaire, mais également dans l'automobile.
  • Les bouteilles de verre pour boisson, essentiellement dans le cadre des circuits CHR représentent un parc estimé entre 80 à 240 millions de bouteilles réutilisables, notamment dans les domaines de la bière, du vin et de l'eau minérale et des boissons rafraîchissantes sans alcool (BRSA).
  • Les caisses, Grands Récipients pour Vrac (GRV) et palettes carton, essentiellement dans les domaines de l'automobile et de l'agroalimentaire, pour lesquels existent des pratiques de réutilisation mais dans des quantités assez modestes.
Depuis dix ans les taux de recyclage des emballages ont sensiblement progressés. Avec, pour tous matériaux confondus, 45% de recyclage et 62% de valorisation, et pour chaque matériaux au moins 15% de recyclage, les objectifs fixés pour le 30 juin 2001 par la Directive 94/62/CE sont, en 2002, tous atteints par la France. Tous les objectifs ont été atteints dès 2001, excepté pour le recyclage des plastiques.

  Résultats 2002 Objectif 2001 Objectif 2008
Recyclage métaux 52,3 % 15 % 50 %
Recyclage papier-carton 64,4 % 15 % 60 %
Recyclage plastique 15,2 % 15 % 22,5 %
Recyclage verre 52,5 % 15 % 60 %
Recyclage bois 19,5 % 15 % 15 %
Recyclage tous matériaux 45,3 % 25 % 55 %
Valorisation tous matériaux 62,2 % 50 % 60 %

Pour les métaux, le papier-carton, le bois et la valorisation tous matériaux confondus les objectifs 2008 sont atteints.

Document ADEME collection repères sur emballages industriels et ménagers

Verre
Les emballages en verre sont principalement recyclés et réutilisés comme matière première secondaire dans les procédés de fabrication. La couleur peut poser problème notamment pour la fabrication du verre blanc : un tri par couleur semble donc préférable.

Papier-carton
Les emballages en papier-carton sont valorisés par la voie du recyclage matière, de la valorisation organique ou énergétique pour produire de la pâte à papier, du compost ou de l'énergie.
Il est préférable, lors de la pré-collecte dans les entreprises, de les protéger des intempéries.
Pour le tri du papier, il est souhaitable de limiter tous les mélanges avec des rubans adhésifs, des étiquettes et du plastique…
Pour les cartons, afin de réduire le volume et augmenter la densité du transport, il est nécessaire de les plier avant mise en benne ou de les stocker sur palette ou au sol.
L'utilisation d'une presse à balle peut être envisagée dans les entreprises grosses productrices.

Plastique
Les bidons et fûts de grande capacité (60 litres et plus) peuvent parfois être réutilisés par l'entreprise ou un nouvel utilisateur externe. Ils peuvent aussi être récupérés et rénovés.
Le coût du recyclage sera d'autant plus faible que les emballages seront peu contaminés par d'autres matériaux (résidus de contenu, étiquette papier, poussières, carton) ou par des plastiques de natures différentes (exemple :rubans adhésifs PVC sur un film PE).
Les films peuvent être recyclés s'ils ne sont pas trop souillés. Les films incolores sont plus faciles à recycler que les mélanges de couleur.
Concernant les big-bag, deux solutions de valorisation existent : le réemploi (produits propres ou après lavage) et le recyclage matière (du polypropylène qui les constitue).

Bois
Les palettes peuvent être réutilisées lorsqu'elles sont intactes, ou réparées lorsque quelques éléments seulement sont endommagés.
Si leur réparation n'est plus rentable économiquement, les palettes restent valorisables énergétiquement en chaufferies bois, après broyage et déferraillage.
Les cagettes peuvent, après broyage et déferraillage, être utilisées en fabrication de panneaux de particules ou rejoindre la filière bois énergie après conditionnement en plaquettes.

Métal ferreux et non ferreux
Les bidons et fûts propres peuvent être recyclés sans difficulté.
Lorsqu'ils sont en bon état, leur réemploi reste à privilégier, soit au sein de l'entreprise, soit par un repreneur externe. Il est cependant recommandé de ne fournir aux repreneurs que des fûts contenant 5% maximum de produits résiduels.

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