Le secteur des transports est fortement responsable de l'accroissement de la consommation d'énergie en France, ainsi que des émissions de polluants et de gaz à effet de serre. La part du secteur est en 2006 de plus de 26 % et l'on observe un quasi doublement de sa consommation depuis 1973. C'est le transport routier qui domine de manière écrasante le bilan énergétique. Il représente 80 % de la consommation d'énergie, tous modes de transport confondus.
Pour son fonctionnement, le secteur des transports est dépendant à 98 % des produits pétroliers. Ceci constitue un facteur important de vulnérabilité et explique la forte contribution du secteur aux émissions de polluants issus de la combustion de produits pétroliers.
Cette hausse des consommations de carburant s'explique par :
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La croissance continue des trafics de voyageurs jusqu'en 2001 avec une stagnation depuis : l'augmentation de la mobilité urbaine et périurbaine, due à l'extension des villes explique en partie l'accroissement des trafics de voyageurs, les progrès en matière de consommation des voitures et l’augmentation du prix des carburants, qui se traduit par une diminution du kilométrage annuel, expliquant la stagnation constatée depuis 2001.
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La progression des transports routiers qui ont le plus profité de l'accroissement général des trafics au détriment d'autres modes pourtant moins consommateurs et moins polluants, les transports ferroviaire ou fluvial notamment. Aujourd'hui, les voitures particulières assurent par exemple 83 % des kilomètres effectués par les personnes et le trafic intérieur de marchandises est réalisé à 82 % par la route.
Même constat en ce qui concerne les émissions de polluants. La contribution des transports routiers est forte (29 % des rejets de monoxyde de carbone ou 45 % des émissions d'oxydes d'azote par exemple en 2006).
C'est également vrai pour les émissions de gaz à effet de serre. Le secteur des transports est le premier émetteur de gaz carbonique (26 % des émissions en France des émissions de gaz à effet de serre, 34 % des émissions de CO2). Là encore, la route est le principal mode incriminé. Des progrès techniques, conjugués à une réglementation de plus en plus restrictive ont pourtant permis de rendre les véhicules moins consommateurs et moins polluants.
Des accords volontaires ont par exemple été signés entre la Commission européenne et les constructeurs automobiles pour diminuer sensiblement les consommations unitaires des véhicules (et par conséquent les émissions CO2). De même, tous les 4 ou 5 ans, de nouvelles normes européennes (Euro 4, Euro 5…) révisent à la baisse les seuils d'émissions des principaux polluants réglementés.
Tous ces efforts ne sont cependant pas suffisants. En effet, les véhicules consomment moins et polluent moins, mais la responsabilité du secteur des transports en matière de dégradation de l'environnement n'en reste pas moins importante. En fait, la diminution des consommations et émissions unitaires des véhicules est compensée par l'accroissement des trafics routiers. Ainsi, malgré les gains observés sur les véhicules, les émissions globales de CO2 des transports routiers stagnent depuis 2001 autour de 130 Mt CO2 (soit 17 % au dessus du niveau de 1990). Quelles que soient les perspectives en matière technologique, il est donc aussi nécessaire d'agir sur les trafics urbains et interurbains pour réguler leur croissance. C'est naturellement celle des trafics routiers qu'il faut tenter d'infléchir et pour cela, deux options sont envisageables :
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Transporter "moins" en réduisant les volumes de trafic (le nombre de déplacements, les distances parcourues, etc.).
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Transporter "mieux" en favorisant un report des trafics routiers vers les modes moins consommateurs et moins polluants (ferroviaire, fluvial, transports collectifs). C'est dans cette optique que se placent les actions de l'ADEME en matière de transport.