
Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie
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Produire de l'électricité décentralisée
Cadre général
Le scénario tendanciel 2030 de la DGEMP montre qu'en l'absence de nouvelles mesures, la part des énergies non émettrices de CO2, nucléaire et renouvelables, dans la production d'électricité devrait décroître. A l'horizon 2010, l'objectif national prévu par la loi sur l'énergie est pourtant d'atteindre une part des renouvelables de 21 % (contre 14 % en 2003) de la consommation d'électricité (ce qui est conforme aux objectifs indicatifs de la directive européenne de septembre 2001).
Depuis 2001, la production d'électricité d'origine renouvelable, corrigée des variations pluviométriques de l'hydraulique, a augmenté d'un peu plus de 3 TWh essentiellement fournis par l'incinération des déchets et plus modestement par l'éolien. Toutefois, du fait de l'augmentation de la consommation, la part relative de la production renouvelable dans cette consommation est en décroissance.
Pour augmenter la part de l'électricité d'origine renouvelable, l'ADEME retient les objectifs ci-dessous, les deux premiers étant particulièrement prioritaires:
- A court terme, favoriser l'acceptabilité économique, sociale et environnementale locale des technologies mûres ou proches de la maturité:
Les technologies qui devraient permettre à la France d'atteindre ses objectifs 2010 sont principalement l'électricité éolienne, l'hydroélectricité, qui doit concilier les enjeux de politique énergétique et de qualité des eaux, les diverses formes de bioélectricité et la géothermie dans les DOM.
- en premier lieu, en délivrant un message le plus objectif possible à tous les acteurs concernés
- en soutenant les approches environnementales et socio-économiques locales
- dans une moindre mesure, en permettant à ces technologies de parcourir plus rapidement leur courbe d'apprentissage technico-économique, à savoir la diminution des coûts par les effets d'échelle et par l'optimisation de l'ingéniérie.
- A moyen/long terme, évaluer la faisabilité des nouvelles technologies et inciter à la baisse des coûts:
Cet autre volet de l'action de l'ADEME concerne l'étude et l'amélioration des technologies qui pourront apporter une contribution significative après 2010. Les secteurs prioritaires sont le solaire photovoltaïque, la géothermie profonde et l'éolien en mer. Elles doivent encore, pour certaines, démontrer leur faisabilité technique et économique et, pour celles dont la faisabilité est démontrée, leur coût doit être diminué de façon drastique.
- en soutenant la R&D visant à la baisse des coûts du photovoltaïque et de l'éolien en mer
- en participant au développement, par le financement et la coordination, d'un pilote scientifique et de pilotes industriels d'exploitation de la géothermie profonde
- en assurant une évaluation des ressources et une veille sur les autres technologies émergentes
