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Méthodes d'évaluation de la qualité des sols
Indicateurs biologiques de qualité des sols
- Qu’est-ce qu’un indicateur biologique ou bioindicateur ?
- Pour les sols, quels bioindicateurs peut-on utiliser ?
- Quels sont leurs usages ?
- Où en est-on ?
- Actions de l'ADEME
| Contrairement aux essais d’écotoxicité dans lesquels des organismes de laboratoire, contrôlés sont introduits dans des échantillons de sol, les bioindicateurs reposent généralement sur la mesure de l’écologie de l’échantillon lui-même, sans recours à un organisme extérieur. Dans certains cas néanmoins, un organisme extérieur est apporté sur le terrain, on parle alors de biosurveillance active. |
Qu'est-ce qu'un indicateur biologique ou bioindicateur ?
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La modification globale de l'écosystème étant par nature trop complexe à appréhender, le développement et la mise en place de bioindicateurs est nécessaire. Un bioindicateur est défini comme un organisme (ou une partie d'un organisme ou une communauté d'organismes) qui renseigne sur l’état et le fonctionnement d’un écosystème. Parmi les bioindicateurs, deux catégories sont généralement distinguées :
- bioindicateur d'accumulation : organisme (ou partie d'un organisme ou communauté d'organismes) qui accumule une ou plusieurs substance(s) issue(s) de son environnement, permettant ainsi d'évaluer son exposition.
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bioindicateur d'effet ou d'impact : organisme (ou partie d'un organisme ou communauté d'organismes) qui permet de révéler des effets spécifiques ou non lors de l'exposition à une ou plusieurs substances issues de son environnement. Ces effets, proportionnels ou non à l’exposition, incluent des modifications morphologiques, histologiques ou cellulaires, métaboliques, de comportement ou de structure des populations.
Pour les sols, quels bioindicateurs peut-on utiliser ?
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- l'état des individus (ex : contamination, réponse biologique),
- l'état des populations et/ou des communautés (ex : recherche d’espèces indicatrices, dénombrements et identifications, diversité biologique, relations trophiques),
- les activités biologiques (ex : activités spécifiques ou globales, induction d’enzymes, diversité fonctionnelle),
- des réactions des organismes ou de leur activité en réponse à un stress provoqué (pollution, température, humidité),
- la résultante de ces activités (ex : état de la matière organique, biostructures).
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Quels sont leurs usages ?
- la surveillance de la qualité des sols. En effet, actuellement, la mise en place au niveau européen de réseaux de surveillance tels que le RMQS en France (Réseau de Mesure de la Qualité des Sols) repose essentiellement sur la mesure des propriétés physiques et chimiques des sols mais il est envisagé, à moyen terme, d’y intégrer les propriétés biologiques. (consulter la rubrique « Surveillance de la Qualité des Sols »)
- la caractérisation approfondie de l'état biologique des sols. Cette caractérisation aura notamment pour objectif d’évaluer les impacts environnementaux liés aux activités humaines et aux différentes techniques de gestion des sols. Les bioindicateurs devront permettre de comprendre, d'appréhender et de prévoir les transformations ayant lieu dans l'écosystème. Ils devront notamment être en mesure de mettre en évidence les effets liés à la présence de polluants (éléments traces et/ou polluants organiques) quelle qu’en soit l’origine (industrielle, agricole, retombées atmosphériques). Ils devront également mettre en évidence les effets liés à la transformation physique et/ou chimique des sols (ex : compaction, modifications liées aux techniques culturales, acidification des sols par des retombées atmosphériques, gestion des matières organiques exogènes)
- l'évaluation détaillée des risques pour les écosystèmes, en complément des analyses chimiques généralement utilisées dans ce type d'évaluation.
Où en est-on ?
Si la bioindication de la qualité des sols était jusqu’à présent cantonnée à des activités de recherche, elle connaît actuellement un essor notamment par le développement de normes d’échantillonnage des organismes sur sols (série de normes ISO 23611, parties 1 à 6) et par la mise en place de programmes coordonnées aux niveaux national (lien vers le programme ADEME, page recherche) et européen (ex : ENVASSO).
Les actions de l'ADEME
- Télécharger des documents sur le site AFNOR X31 I Commission Générale "Qualité des Sols"Sur ce site, vous trouverez des documents concernant notamment l'organisation de la normalisation, les normes existantes et les groupes de travail.




