Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie
 Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie

Menu gauche / Domaines d'intervention / Transports / Transports de marchandises / Transport fluvial

Domaines d'intervention

Imprimer
Imprimer

Transports de marchandises

Transport fluvial 

 

Transport fluvial de marchandises

  • Contexte et enjeux en termes d'énergie et d'émissions de CO2

Le secteur du transport fluvial de marchandises est aujourd'hui représenté par deux types d'acteurs principaux :

  • les artisans bateliers qui réalisent pour la plupart des contrats au voyage.
  • les compagnies de navigation qui emploient des équipages salariés et possèdent des unités de grande taille, captives de bassins à grand gabarit.

Deux unités motorisées différentes sont utilisées dans le secteur fluvial : 

  • Les automoteurs (environ un millier en France) sont pour les deux tiers représentés par des unités de petit gabarit, de tonnage inférieur à 400t. Cette catégorie est associée au réseau dit Freycinet, reliant les bassins à grand gabarit.
  • Les pousseurs (environ 120 en France) sont des unités motorisées utilisées pour pousser des barges en convoi. Ils se retrouvent en grande majorité en Seine.

Depuis le début des années 1970 jusqu'au milieu des années 1990 le trafic de la voie fluviale a constamment baissé, passant de 12,4 Mds de t.km en 1974 et 7,2 Mds de t.km en 1990 à 5,8 Mds de t.km en 1995. Cependant, depuis 1995, le trafic fluvial se redresse de manière sensible et enregistre désormais une constante progression pour atteindre 7,9 milliards de tonnes.kilomètres en 2005.

Si la hausse des trafics repose ces dernières années principalement sur celle des transports de conteneurs et de produits chimiques, la voie fluviale reste toutefois en grande partie associée au transport de produits céréaliers, aux matériaux de construction et dans une moindre mesure au charbon et aux produits pétroliers.

Le transport fluvial dispose de fortes réserves de capacité et peut absorber un important trafic de marchandises. Présent au coeur des plus grandes agglomérations, il offre des itinéraires de contournement des points de saturation, tout en assurant une desserte de proximité. Ecologique par sa moindre consommation d'énergie et ses faibles niveaux d'émissions de polluants et de CO2 (voir ci-dessous la récente étude sur le sujet), économique par sa capacité de tonnage, fiable par la sûreté de ses acheminements et sa ponctualité, la voie d'eau propose des solutions adaptées aux nouvelles exigences en matière de transport. Voir dans Focus en haut à droite de cette page "Transfert modal de marchandises : six opérations exemplaires à suivre".

Le transport combiné fleuve-route associe de manière optimale les deux modes pour une même commande de transport, sans changement de contenant. Il conjugue leurs avantages propres : la voie d'eau pour transporter de grandes quantités de marchandises et le camion dont la flexibilité est inégalable pour la collecte et la distribution.


  • Etude sur le niveau de consommation de carburant des unités fluviales françaises - Efficacités énergétiques et émissions unitaires de CO2 du transport fluvial de marchandises

Etude réalisée pour le compte de l'ADEME et VNF, janvier 2006

Au moment où la raréfaction des ressources pétrolières et l’effet de serre deviennent des problématiques de plus en plus prégnantes, la voie d’eau apparaît comme un mode de transport relativement économe d’un point de vue énergétique.

Cependant, considéré depuis toujours comme respectueux de l’environnement, il est apparu que le secteur fluvial avait besoin d’indicateurs de consommation de carburant qui soient cohérents avec les pratiques de la profession reflètant, de manière fiable, les réels impacts environnementaux de ce mode de transport.

Les objectifs de l'étude sont :

  • de donner une estimation du niveau de consommation d’énergie des unités fluviales françaises, en conditions réelles d’exploitation,
  • de déterminer leur niveau d’efficacité énergétique et d’émission unitaire en CO2.

Il s’est agi notamment :

  • de faire un état des lieux de la flotte fluviale française,
  •  de définir une typologie d’unités représentatives par bassin fluvial,
  •  de recueillir et traiter les données de consommation unitaires en conditions réelles d’exploitation,
  •  de faire la synthèse des résultats obtenus par bassin et type d'unité sous la forme d’indicateurs :
    - d’efficacité énergétique,
    - d’émission unitaire de CO2,
    - de consommation unitaire d’énergie.

Ainsi, avec son efficacité énergétique de 93 t.km/kep, le fluvial apparaît-il comme un mode économe par rapport au mode routier et ses 38,7 t.km/kep seulement pour les poids lourds de charge utile supérieure à 25 tonnes. En moyenne et sur une distance comparable, le transport fluvial est ainsi près de 3 fois plus efficace que le mode routier.

Concernant l'effet de serre, les émissions unitaires de CO2 du secteur fluvial varie, en fonction des unités considérées, de 21,5 à 44,3 gCO2/t.km ce qui le place de manière indéniable en meilleure position que le transport routier avec ses 79 gCO2/t.km (pour les poids lourds de charge utile supérieure à 25 tonnes). Les émissions unitaires de CO2 du secteur fluvial sont ainsi entre 2 et 4 fois moindre que celles des poids lourds (sur une distance comparable).

Donc, que ce soit en terme de consommation d’énergie ou d’émissions de gaz à effet de serre, la voie fluviale se place devant la route, précédée par le transport ferroviaire de marchandises.  

Focus


Voir aussi


Haut de page
Source Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie  http://www.ademe.fr
Logo Ademe
  Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie

Index English