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Problématiques environnementales 

 

Pluies acides et acidification

"Les pluies acides" est un terme utilisé pour décrire toute forme de précipitation acide (pluies, neige, grêles, brouillard…). Deux types de polluants, le dioxyde de soufre et les oxydes d'azote, sont les principales causes des pluies acides. Ces polluants s'oxydent dans l'air pour former de l'acide sulfurique et de l'acide nitrique, ou leur sels. On les retrouve dans les nuages et les précipitations parfois à des milliers de kilomètres de leur point d'émission, (d'où la notion de pollution transfrontière à longue distance). Ceci concoure à des dépôts acides et à l'acidification accrue des pluies par rapport à celles résultant de la seule présence de gaz carbonique dans l'air (le pH "naturel" d'une pluie est de l'ordre de 5,6).

D'autres polluants peuvent contribuer aux pluies acides, notamment l'acide chlorhydrique émis par incinération de certains déchets plastiques, ou l'ammoniac des activités agricoles.

Les pluies acides modifient les équilibres chimiques des milieux récepteurs, en particulier lorsque ceux-ci sont déjà naturellement acides (pas d'effet tampon). Ceci peut se répercuter par des atteintes sur la faune et la flore aquatique, des carences nutritives engendrant des chutes de rendement et des lésions visibles chez les végétaux, ainsi que des jaunissements et la défoliation des arbres. Des risques pour la santé humaine sont également mentionnés (contamination des eaux par les métaux lourds et corrosion des conduites d'eau).
Au cours des années 1970-1980 de nombreux massifs forestiers ont été touchés par des troubles et des dépérissements anormaux en Europe. En France, jusqu’à 25% des arbres pouvaient être considérés comme endommagés à des degrés divers dans certaines régions, notamment dans les Vosges. Il est admis que les retombées acides ont contribué à ces dommages, souvent en combinaison avec des facteurs de stress naturels (sécheresses et insectes pathogènes...), et parfois de manière prédominante dans des régions d’Europe centrale particulièrement polluées en dioxyde de soufre.

Les pluies acides ont perdu de l’importance, du moins dans nos régions, en raison des fortes réductions des rejets de SO2 mises en œuvre à partir des années 1980. Certains bassins versants en Europe présentent toutefois une sensibilité élevée aux dépôts acides (cas en France des Ardennes, des Landes, du Massif Central...). Ceci incite à la vigilance sur l’évolution future des rejets liés aux combustibles fossiles ou à l’intensification de certaines pratiques agricoles (émissions d’ammoniac).

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